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L’IEAM dans The Agenda : les enseignements de Ceuta pour les frontières européennes

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CGTN Europe

La directrice exécutive de l’IEAM participe à The Agenda pour analyser ce que révèle la crise de Ceuta et pourquoi la gestion migratoire exige d’associer contrôle, protection, coopération extérieure et anticipation.

15 AOÛT 2026 · Équipe IEAM · 5 min de lecture

Source: CGTN Europe

Beatriz de León Cobo, directrice exécutive de l’Instituto Español de Análisis Migratorio —IEAM—, a participé à The Agenda, l’émission de CGTN Europe, pour analyser les conséquences de la récente crise de Ceuta et les défis européens de gestion des frontières extérieures.

L’émission réunissait également Anna Terrón Cusí, Senior Fellow au Migration Policy Institute et ancienne secrétaire d’État espagnole à l’Immigration et à l’Émigration ; Omer Shatz, cofondateur et codirecteur de front-LEX ; et Isabelle Schäfer, chercheuse au Migration Centre du German Council on Foreign Relations.

La frontière, dernier maillon d’une chaîne

La crise de Ceuta a de nouveau montré qu’une frontière ne peut être gérée uniquement au lieu et au moment d’une arrivée. Pour l’IEAM, comprendre un épisode de pression migratoire exige d’analyser ce qui se produit en amont : l’évolution des routes, des réseaux et des mouvements de population, la situation dans les pays d’origine et de transit et la coopération entre les États concernés.

La frontière constitue ainsi le dernier maillon d’une chaîne beaucoup plus large.

Observer l’ensemble des routes

La conversation souligne la nécessité d’interpréter avec prudence les chiffres agrégés. Une diminution des arrivées sur une route ne signifie pas nécessairement que la pression migratoire a disparu. Les mouvements peuvent se déplacer vers d’autres itinéraires lorsque les contrôles, les risques ou les possibilités évoluent.

Une politique efficace doit donc pouvoir observer simultanément plusieurs corridors migratoires et détecter précocement les changements en cours.

Une coopération inscrite dans la durée

La gestion migratoire européenne dépend largement de la coopération avec les pays d’origine et de transit. Celle-ci ne doit toutefois pas se limiter au contrôle des départs ou à la gestion immédiate des frontières. Elle nécessite aussi des politiques durables de développement, des perspectives économiques, un renforcement institutionnel et une coopération adaptée à chaque pays.

La prévention à long terme ne remplace pas la gestion frontalière, mais permet d’agir sur certains facteurs des mouvements migratoires ou de la vulnérabilité des personnes pendant leurs parcours.

Une responsabilité européenne partagée

Ceuta est une frontière espagnole, mais aussi une frontière extérieure de l’Union européenne. Les épisodes de pression migratoire touchant l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou d’autres États situés à la périphérie de l’Europe ne devraient donc pas être considérés exclusivement comme des problèmes nationaux.

Pour l’IEAM, une politique migratoire véritablement commune nécessite des mécanismes de solidarité, une capacité opérationnelle partagée et une politique extérieure mieux coordonnée envers les pays d’origine et de transit.

The Agenda: Who really controls Europe’s borders? a été diffusé par CGTN Europe le 15 août 2026.

Voir l’émission complète sur CGTN Europe ↗