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L’IEAM dans 20minutos : une coopération frontalière sans dépendance

L’IEAM dans 20minutos : une coopération frontalière sans dépendance
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20minutos

La directrice exécutive de l’IEAM analyse les limites de l’externalisation des frontières et défend une coopération avec le Maroc complétée par des capacités opérationnelles propres, l’anticipation et la coordination européenne.

08 AOÛT 2026 · Équipe IEAM · 6 min de lecture

Source: 20minutos

L’IEAM a contribué à un reportage de 20minutos sur la récente crise frontalière de Ceuta et les défis qu’elle pose aux politiques migratoires et sécuritaires de l’Espagne et de l’Union européenne.

Beatriz de León Cobo analyse le rôle essentiel de la coopération avec le Maroc dans la gestion de la frontière sud, tout en soulignant une leçon majeure des événements : l’Espagne doit disposer de capacités opérationnelles propres.

Les limites de l’externalisation

La coopération avec les pays tiers est devenue l’un des principaux instruments de la politique migratoire européenne. Pour l’Espagne, la collaboration avec le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie et d’autres pays a contribué à réduire la pression sur plusieurs routes. Le reportage rappelle la forte baisse des arrivées irrégulières aux Canaries par rapport à la même période de l’année précédente.

Pour l’IEAM, cette réussite ne dispense pas d’en examiner les limites. L’Espagne et l’Union européenne doivent coopérer avec les États voisins, sans que cette coopération devienne l’unique protection d’une frontière extérieure européenne.

Coopérer en préservant des capacités propres

Lorsque les mouvements sur une route dépendent largement de la capacité ou de la volonté d’un pays tiers à contrôler les départs, celui-ci acquiert une position particulièrement importante dans la relation bilatérale.

La coopération doit donc être stable, transparente, prévisible et vérifiable, et s’accompagner d’instruments propres permettant de réagir lorsque les circonstances changent.

Activer l’alerte précoce

Le reportage propose notamment de renforcer les mécanismes permanents d’alerte précoce : suivre l’évolution des réseaux et des mouvements migratoires, améliorer le partage d’informations en temps réel et établir des protocoles permettant de mobiliser des renforts avant que des milliers de personnes ne se rassemblent près d’une frontière.

À partir d’une telle ampleur, la réponse devient plus difficile, tant sur le plan opérationnel que pour la protection des personnes migrantes.

Une stratégie européenne pour Ceuta et Melilla

L’IEAM défend l’inscription de la protection de Ceuta et Melilla dans une stratégie européenne. La coopération bilatérale entre l’Espagne et le Maroc restera indispensable, mais une coordination européenne accrue réduit les vulnérabilités d’une relation exclusivement bilatérale et permet de partager les responsabilités pour une frontière commune.

La politique frontalière européenne doit associer coopération extérieure, capacités propres, anticipation et solidarité entre États membres.

Le reportage de Nacho Muñoz Jiménez a été publié par 20minutos le 8 août 2026 sous le titre La crisis de Ceuta pone a prueba la política fronteriza de la UE: «La cooperación no puede convertirse en dependencia».

Lire le reportage complet dans 20minutos ↗